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PAPN — Pôle de l’Action Pédagogique et éducative Numérique

Animer une formation en distanciel

Guide à l’usage des ERUN et des formateurs accueillant un groupe en visioconférence

Préambule

Ce guide s’adresse aux formateurs et formatrices ERUN ou PAPN qui animent une séance de formation en distanciel pour la DGEE — visioconférence synchrone, atelier hybride ou dispositif co‑modal. Il réunit les repères techniques, organisationnels et pédagogiques validés au sein du réseau ERUN, centrés sur ce qui est propre au distanciel.

Ce guide est le premier des quatre documents du kit :


Partie I — Avant la formation

Toute formation utile commence par une commande claire — pourquoi cette formation maintenant, pour quel public, avec quel résultat attendu. Ce cadrage n’est pas propre au distanciel et n’est pas détaillé ici. On en retient ce qui conditionne directement une séance en visio : une durée réaliste pour le format (rarement plus de deux heures en synchrone), un créneau compatible avec les fuseaux et les contraintes du terrain, et un niveau d’équipement du public vérifié avant de promettre des modalités interactives.

Reformuler par écrit la commande au commanditaire avant de préparer la séance. Une trame courte de trois à cinq lignes (intention, public, résultat attendu, durée, format) renvoyée par mail évite les malentendus et fournit une trace en cas d’ajustement. Cette reformulation devient le contrat tacite de la séance.

En distanciel, la distance amplifie les écarts entre participants — équipement, aisance numérique, disponibilité réelle — que la présence physique ne permet plus de compenser à la volée.

On gagne donc à interroger en amont quatre dimensions du public. L’équipement disponible au moment de la séance : ordinateur ou tablette, casque ou enceintes, qualité de la connexion, environnement de travail (école, domicile, salle partagée). Sur les circonscriptions des Tuamotu, des Marquises et des Australes, la 4G reste souvent la seule option et l’on raisonne en conséquence pour la bande passante. Le niveau d’aisance avec l’outil de visioconférence : déjà familier ou première utilisation. Dans le doute, on prévoit un quart d’heure de sas technique au début. Les contraintes horaires : le décalage 24 h Polynésie / métropole impose des prudences, mais aussi les contraintes professionnelles propres au public (école terminée, journée banalisée, etc.). La taille du groupe : en visio, au‑delà de douze à quinze participants actifs, l’interaction se dégrade vite et l’on doit basculer vers une animation plus magistrale, ou prévoir un binôme et des sous‑groupes en salles séparées.

L’outil de visioconférence retenu par la DGEE est Visio-Agents au moment de la rédaction de ce guide. Le choix de l’outil ne dépend pas du formateur, mais on s’assure avant la séance que le lien fonctionne pour le public visé, que les fonctionnalités attendues sont accessibles (chat, partage d’écran, sous‑salles, levée de main), et que les invitations ont bien été envoyées avec le mode d’emploi minimal.

Si pour une raison ou une autre un autre outil doit être mobilisé (formation inter‑académique, partenariat extérieur), on privilégie un outil souverain ou européen, on vérifie que les données personnelles des participants ne sont pas exposées à un opérateur non référencé par la DGEE, et l’on documente le choix dans le bilan de séance. On évite par défaut les outils américains grand public (Zoom, Google Meet, Teams gratuit) pour la formation officielle des enseignants polynésiens, sauf instruction expresse contraire.

RGPD — l’outil retenu doit pouvoir collecter le minimum nécessaire à l’animation. Si la séance fait l’objet d’une captation (enregistrement, replay), une information préalable des participants est obligatoire et leur consentement explicite est requis. Tout enregistrement doit être hébergé sur un espace sous responsabilité DGEE, jamais sur un service tiers grand public. Les listes de participants sont conservées le temps strictement nécessaire au suivi de la formation, puis supprimées.

En visio, l’attention soutenue sur un format unique dépasse rarement vingt minutes : la scénarisation découpe donc la séance en phases courtes et alternées. C’est le levier qui fait la différence entre une formation qui tient et une formation qui s’effrite au bout d’une heure.

Le kit de scénarisation DANE/Sorbonne (mobilisable dans l’atelier PAPN) propose une structure éprouvée en cinq phases minutées qui s’adapte à toute formation, indépendamment du contenu.

Phase Durée indicative (sur 2 h) Objectif Modalité dominante
1. Accueil et cadre 10 à 15 min Vérifier la présence, poser le cadre, faire émerger les attentes Plénière, micro ouvert pour quelques voix
2. Apport structurant 20 à 25 min Transmettre les notions et repères clés Magistral court, support projeté
3. Mise en activité 30 à 40 min Faire produire les participants Sous‑groupes, individuel, ou chat
4. Mise en commun 15 à 20 min Croiser les productions, dégager les invariants Plénière, partage d’écran participant
5. Synthèse et suite 10 à 15 min Récapituler, ouvrir, donner les ressources Plénière, lien vers ressources

La proportion entre apport et activité est le levier le plus puissant pour maintenir l’attention. Si l’on n’a aucune idée des proportions, partir d’une cible de 30 à 40 % d’apport et 50 à 60 % d’activité — la plénière finale comprise.

Prévoir un temps blanc. Garder explicitement dans le déroulé dix minutes de marge en milieu de séance, qu’on consomme pour répondre aux questions techniques, gérer un incident, ou prolonger une discussion qui fait sens. Sans temps blanc, c’est la synthèse finale qui est sacrifiée, et c’est elle qui ancre les apprentissages.

La préparation matérielle est le poste le plus régulièrement sous‑estimé. Le tableau ci‑dessous récapitule l’équipement minimal pour animer une séance de formation en distanciel.

Matériel numérique

Élément Utilité Vérifié
Ordinateur portable récent Support principal d’animation et de diffusion
Câble HDMI ou adaptateur USB‑C / HDMI Connexion à un vidéoprojecteur ou écran si on anime en co‑modal
Clé USB Support de secours pour diaporama et fiches PDF
Connexion Internet stable Filaire de préférence, sinon Wi‑Fi en proximité immédiate de la borne
Casque‑micro filaire ou Bluetooth Indispensable pour éviter l’écho et le bruit de fond
Webcam intégrée ou externe Visage visible au moins en début et en fin de séance
Téléphone chargé avec connexion alternative Plan B en cas de défaillance Wi‑Fi

Les cases cochées sont mémorisées dans ce navigateur uniquement — rien n’est envoyé en ligne. En navigation privée ou sur un poste partagé, elles ne sont pas conservées.

Système de projection (si la séance est co‑modale)

Équipement Mode d’emploi rapide
Écran Horion Allumer via le bouton latéral, brancher en HDMI ou activer le partage sans fil
Apple TV Connecter le Mac ou l’iPad au même Wi‑Fi, activer « Recopie d’écran » via AirPlay
Vidéoprojecteur classique Vérifier le câble HDMI ou VGA, régler la focale et le son
Téléviseur connecté Brancher en HDMI ou lire depuis une clé USB

Accessoires utiles

Accessoire Pourquoi le prévoir
Télécommande de présentation Naviguer dans les slides sans rester collé à l’écran
Multiprise Les prises ne sont jamais à la bonne distance
Tableau ou paperboard Pour les temps d’échange en présence d’un public co‑modal
Stylos, feutres, post‑it Si l’on a des participants en présence physique
Une bouteille d’eau Animer en visio assèche la gorge plus vite qu’en présentiel

Anticiper le plan B. Si la connexion principale tombe, comment continue‑t‑on ? Le téléphone en partage de connexion 4G, un binôme qui reprend l’animation côté DGEE, un report court avec relance par mail — l’une de ces trois options doit être tranchée avant la séance et connue du co‑formateur.

Le mail d’invitation est un outil pédagogique à part entière : bien rédigé, il pose le cadre et active l’engagement avant même la connexion ; bâclé, il oblige à rattraper en début de séance ce qui aurait dû être dit deux jours plus tôt.

Un mail d’invitation efficace comporte cinq éléments. L’objet précise le sujet et la date (« Formation [thème] — visio le [date] à [heure] »). L’ouverture rappelle la commande et le résultat attendu en deux phrases. Le pratico‑pratique donne le lien de connexion, l’heure d’ouverture (cinq à dix minutes avant), l’outil utilisé (« Visio-Agents »), et les éventuels documents à consulter en amont. Le mémo participant est joint en pièce jointe ou en lien, pour que les participants arrivent équipés et préparés. La signature comporte le nom du formateur, sa fonction, son service et un contact rapide en cas de souci de dernière minute.

Un modèle complet est fourni en annexe C.


Partie II — Pendant la formation

Les dix premières minutes de la séance conditionnent les quatre‑vingt suivantes : c’est là que se pose le cadre et que se construit la confiance pour les échanges à venir.

Trois gestes structurent une bonne ouverture. Accueillir individuellement : on salue chaque participant au fil des arrivées, on appelle par leur prénom ceux qu’on connaît, on encourage les autres à dire bonjour par micro ou par chat. Cinq minutes consacrées à cet accueil suffisent à transformer une réunion technique en moment humain. Poser le cadre explicitement : on annonce l’objectif, la durée, le déroulé en grandes phases, la place laissée aux échanges, et l’on rappelle deux ou trois règles simples (caméra activée au moins au début, micro coupé hors prise de parole, chat utilisé pour les questions non urgentes). Vérifier le matériel : un rapide tour de table audio (« Levez la main si vous m’entendez bien ») permet de repérer immédiatement ceux qui ont un souci technique et de les rediriger sans bloquer la séance.

Activer sa caméra en début de séance. Le formateur donne l’exemple. Si l’on demande aux participants d’activer leur caméra au moins en début de séance — règle issue du mémo DGEE — on le fait soi‑même, sans exception. Si l’on a un souci de bande passante personnel, on l’explique, et l’on rebascule sur la caméra dès que possible.

L’erreur la plus fréquente en distanciel est de transposer le rythme du présentiel sans le changer. En visio, les signaux faibles du groupe sont absents ou très atténués : un quart d’heure d’exposé continu sans interaction perd la moitié de l’attention.

La règle de bon sens : alterner toutes les douze à quinze minutes un temps d’apport et un temps d’interaction. L’interaction peut prendre des formes très diverses, et c’est dans cette diversité que se construit l’engagement.

Autre spécificité du distanciel : l’implicite passe mal. On dit ce qu’on fait avant de le faire (« je vous partage maintenant mon écran »), on dit ce qu’on attend (« trois minutes de réflexion individuelle, puis retour en plénière »), on dit où l’on en est dans le déroulé (« il nous reste l’atelier puis la synthèse »). Cette explicitation, qui paraîtrait lourde en présentiel, est un repère précieux en visio.

Type d’interaction Quand l’utiliser Bénéfice
Question à main levée Après un apport court, pour faire formuler une compréhension Active 2 à 3 participants visibles
Sondage rapide dans le chat Pour faire émerger un état des lieux sans engager la parole Mobilise tout le groupe en 30 s
Production individuelle silencieuse Pour faire produire un écrit court Travail réel, pas seulement réception
Travail en sous‑groupes (salles séparées) Pour faire produire collectivement Engagement maximal mais lourd à organiser
Réaction non verbale (émoji) Pour vérifier la compréhension sans parole Léger, peu coûteux, à utiliser souvent

Le piège du « tout chat ». Un chat très actif donne l’illusion d’une séance vivante. Il peut aussi masquer le fait que seuls trois ou quatre participants interviennent, que les autres décrochent en silence, et que le formateur lui‑même n’arrive plus à suivre ses propres apports. Garder le micro ouvert pour les prises de parole importantes reste indispensable.

Le chat, le micro et la caméra sont les trois canaux de l’animation distancielle, et chacun appelle une gestion spécifique.

Le chat est le canal le moins coûteux pour les participants. On l’utilise pour collecter les questions — toutes les questions y sont accueillies, y compris celles qui paraissent évidentes : si un participant la pose, c’est qu’elle mérite une réponse —, faire émerger les positions, partager les liens et les ressources, signaler discrètement les problèmes techniques. Sa principale qualité est sa traçabilité — un export du chat à la fin de la séance enregistre les interactions et peut être réutilisé en bilan. Sa principale limite est qu’il peut très vite saturer le formateur seul. C’est l’une des raisons pour lesquelles on recommande l’animation à deux.

Animer à deux dès que possible. Un formateur tient le contenu et le rythme, l’autre tient le chat, les présences, les problèmes techniques et les sous‑salles. Sans binôme, le formateur se disperse et perd le fil ; si la séance ne peut pas se faire à deux, on prévoit un temps de gestion explicite dans le déroulé (« je prends deux minutes pour lire le chat »).

Le micro est le canal le plus engageant. Une seule règle : par défaut coupé, sauf pour le formateur et pour le participant à qui la parole vient d’être donnée. Si le micro est ouvert pour tout le monde, le bruit de fond cumulé rend la séance inaudible. Si le formateur ne pense pas à donner explicitement la parole, personne ne la prend.

La caméra est le canal qui construit la relation. On encourage son activation en début de séance pour les présentations, on l’admet coupée en cours de séance si la connexion est faible ou si le participant a besoin de discrétion, on la rallume au moment des productions et des échanges. La règle DGEE est l’incitation, pas l’obligation : un participant qui refuse durablement la caméra reste un participant, à ne pas culpabiliser publiquement.

Aucune séance distancielle ne se déroule sans incident. La question n’est pas s’il y en aura, mais ce qu’on fait quand il y en a. Quatre incidents reviennent régulièrement.

Un participant n’entend pas. Le rediriger vers le chat (« écris‑moi ce que tu ne reçois pas ») permet de continuer la séance sans s’arrêter, et de l’aider en parallèle. On vérifie côté participant : sortie audio sélectionnée, casque branché, micro activé dans le navigateur, et l’on suggère de quitter et de revenir si rien ne se résout. Un participant n’est pas vu. Le plus souvent, la caméra est désactivée dans le navigateur — la sélection se trouve dans les paramètres de l’outil et dans les permissions du navigateur. La connexion du formateur lâche. Si le binôme est présent, il enchaîne immédiatement. Si l’on est seul, on prévient les participants par mail ou par téléphone si l’on a leurs numéros, et l’on reprend dès que possible. Une consigne pré‑séance (« si la connexion lâche, on se retrouve dans dix minutes au même lien ») évite la panique. Le diaporama refuse de partager. Avoir une version PDF de secours, qu’on peut diffuser par envoi de lien dans le chat, est un filet de sécurité simple.

Garder en tête la consigne du Livrable 2 : « Si cela ne marche pas, je reprends dans l’ordre les points un à cinq afin de vérifier si je n’ai rien oublié. » Une grille simple, communiquée aussi aux participants, vaut mieux qu’une intervention à distance non préparée.


Partie III — Après la formation

La séance ne se termine pas à la déconnexion. Les participants attendent une trace, et la fenêtre pour la fournir est courte : vingt‑quatre à quarante‑huit heures.

Une bonne diffusion comporte trois éléments. Un mail de remerciement court envoyé au plus tard le lendemain, qui rappelle l’essentiel et oriente vers les ressources. Les supports utilisés (diaporama PDF, fiches, liens externes) déposés sur un espace partagé sous responsabilité DGEE — ENT édifice de préférence, espace Magistère pour les formations continues, jamais un Drive Google ou un Dropbox personnel. Une ressource d’approfondissement pour les participants qui veulent aller plus loin — pas obligatoire, mais très apprécié.

Si la séance a été enregistrée, le lien vers le replay est inclus, avec un rappel des règles d’usage (interne, non rediffusable, durée de mise à disposition limitée).

Pas de partage hors DGEE par défaut. Les ressources, les listes de participants et les éventuels enregistrements restent sur un espace DGEE. L’envoi par mail des supports respecte la liste fournie par l’organisateur de la formation et n’ajoute pas de destinataires extérieurs.

L’évaluation d’une formation distancielle suit deux temps.

À chaud, à la fin de la séance, on prend deux à trois minutes pour un retour express — sondage à trois questions dans le chat, échelle de un à cinq par émoji, ou levée de main sur trois propositions. L’objectif n’est pas de produire un rapport mais de capter le ressenti du moment et d’identifier ce qui a coincé.

À froid, deux à quatre semaines après, un questionnaire court (cinq à sept questions, jamais plus) renvoyé par mail mesure ce qui reste, ce qui a été réutilisé, ce qui aurait mérité d’être approfondi. Cette évaluation à froid alimente directement la conception de la prochaine session. Le module questionnaire de l’ENT édifice ou l’outil PIX+ Édu peut être mobilisé pour ce type de recueil.

Une formation isolée a un effet limité ; inscrite dans un parcours avec un suivi, elle opère un changement durable. Le suivi prend des formes variables — un fil ENT ouvert après la séance, une visio courte de réponse aux questions un mois plus tard, un partage de productions entre pairs sur Magistère. La règle est simple : si un suivi a été annoncé, il a lieu ; si l’on ne peut pas tenir, on ne l’annonce pas.

La capitalisation est l’autre versant. Une formation bien menée laisse derrière elle des productions réutilisables — supports affinés, exemples de cas pratiques, retours de participants à valoriser. Le PAPN encourage le dépôt de ces traces dans un espace partagé entre ERUN, pour qu’une formation préparée par un collègue serve à toute la circonscription.


Annexes

Les cases cochées sont mémorisées dans ce navigateur uniquement — rien n’est envoyé en ligne. En navigation privée ou sur un poste partagé, elles ne sont pas conservées.

⬇ Télécharger cette annexe (Word)

À imprimer ou à dupliquer en début de chaque préparation de séance.

J‑7 (une semaine avant)

J‑1 (la veille)

J (le jour même, 30 min avant)

J+1 (le lendemain)

Modèle à dupliquer pour chaque séance. Adapter les durées au format réel.

Phase Heure Durée Objectif spécifique Modalité Support Plan B
1. Accueil et cadre __ h __ __ min
2. Apport structurant __ h __ __ min
3. Mise en activité __ h __ __ min
4. Mise en commun __ h __ __ min
5. Synthèse et suite __ h __ __ min
Temps blanc 10 min À consommer là où c’est utile
⬇ Télécharger cette annexe (Word)

Mail d’invitation (à envoyer 5 à 7 jours avant)

Objet : Formation [intitulé] — visio le [date] à [heure]

Bonjour à toutes et à tous,

Vous êtes inscrits à la formation [intitulé] qui se déroulera en visioconférence le [date] de [heure début] à [heure fin]. Cette séance vise à [objectif en une phrase] et s’adresse à [public en quelques mots].

Pour rejoindre la séance :

  • Lien de connexion : [URL]
  • Outil utilisé : Visio-Agents
  • Ouverture du lien : 10 minutes avant l’heure de début, pour les vérifications techniques

Je joins à ce mail un mémo participant de quelques pages. Sa lecture en amont vous permettra d’arriver dans de bonnes conditions et de gagner du temps sur la séance.

En cas de souci de dernière minute, vous pouvez me joindre au [contact] ou à [mail].

À bientôt, [Prénom Nom] [Fonction], [Service] [Coordonnées]

Mail de remerciement (à envoyer dans les 24 à 48 h)

Objet : Merci — ressources de la formation [intitulé] du [date]

Bonjour à toutes et à tous,

Merci pour votre présence et votre participation lors de la séance d’hier. Je vous fais parvenir les ressources évoquées en formation.

Vous trouverez sur l’espace [ENT édifice / Magistère / lien] :

  • Le diaporama de la séance en version PDF
  • [La fiche de synthèse / le tutoriel mentionné / la ressource d’approfondissement]
  • [Le lien vers le replay, valable jusqu’au [date]] (si la séance a été enregistrée)

Une évaluation courte (5 à 7 questions, 3 minutes) vous parviendra dans les semaines à venir. Vos retours nous permettent d’ajuster les formations suivantes.

N’hésitez pas à me solliciter pour toute question sur la mise en œuvre.

Belle continuation, [Prénom Nom] [Fonction], [Service]

Cette annexe rappelle les règles à tenir, sans se substituer à la formation RGPD complète proposée par la DGEE.

Données partagées en visio

Tout ce qui apparaît à l’écran est visible des participants et potentiellement capturable. Avant de partager un écran, on ferme les onglets non concernés, on masque les notifications et les fenêtres tierces, on vérifie qu’aucune liste de noms d’élèves ou de bulletin ne reste affichée. Si un document contient des données nominatives, on en prépare une version pseudonymisée pour la diffusion en séance (cf. pépite « pseudonymiseur » de la trousse Claude / atelier).

Captation et enregistrement

Toute captation (vidéo, audio, copies d’écran systématiques) suppose l’information préalable des participants et leur consentement explicite. Le motif de la captation et la durée de conservation sont annoncés. L’enregistrement reste hébergé sur un espace DGEE, n’est pas rediffusé sans nouvelle autorisation, et est supprimé à la fin de la durée annoncée.

Listes de participants

Les listes d’inscription comportent souvent des mails professionnels, parfois des numéros d’établissement, parfois des numéros d’agent. Elles servent à organiser la formation et son suivi, pas à constituer un annuaire pérenne. À la fin de la formation, elles sont archivées sur l’espace DGEE prévu à cet effet, ou supprimées si elles n’ont plus d’utilité.

Chat et productions

Le chat d’une visioconférence est aussi une trace écrite. Il contient parfois des informations sensibles glissées par un participant (« mon directeur fait …», « les parents de l’élève X disent que… »). À la fin de la séance, on exporte le chat si l’on veut en garder la mémoire pédagogique, on le purge des données personnelles avant tout stockage, et l’on ne le partage à des tiers que si nécessaire.

Outils tiers

L’ajout d’un outil tiers (Padlet, Mentimeter, Wooclap, Google Doc en édition collaborative) en cours de séance fait sortir les données de la sphère DGEE. On privilégie les modules natifs de l’ENT édifice (chat, blog, exercices), les outils Apps Éducation référencés par le ministère, ou des solutions souveraines auto‑hébergées. Si un outil tiers doit absolument être utilisé, on s’assure qu’il n’expose aucune donnée personnelle d’élève.

Bonnes pratiques cybersécurité côté formateur

Quatre gestes simples couvrent l’essentiel.

Geste Pourquoi
Mot de passe fort et unique sur le compte d’animation Limite la compromission en cas de fuite externe
Session verrouillée dès qu’on quitte le poste Empêche une intervention non autorisée pendant la séance
Mise à jour du système et du navigateur à jour Évite les failles connues et corrigées
Téléchargement des supports depuis des espaces de confiance uniquement Évite l’introduction d’un fichier piégé en plein partage d’écran

Co‑modal. Format mixte où une partie des participants est en présentiel et une partie en distanciel, avec un même temps d’animation et un même objectif pédagogique.

Distanciel synchrone. Séance en temps réel à distance, tous les participants connectés simultanément.

ENT édifice. Environnement numérique de travail déployé par la DGEE pour les écoles polynésiennes. Module One pour le primaire, modules Présence et Édulivret pour le suivi pédagogique.

ERUN. Enseignant ou enseignante référent aux usages du numérique, en circonscription.

Hybride. Format où une partie de la formation se déroule en présentiel et une autre partie en distanciel, sur des temps différents.

Magistère. Plateforme de formation continue mobilisée pour les parcours longs et les formations académiques.

PAPN. Pôle de l’Action Pédagogique et éducative Numérique, rattaché à la DAPE et à la DGEE.

PIX+ Édu. Dispositif de certification des compétences numériques des enseignants.

RGPD. Règlement général sur la protection des données. La DGEE a son propre dispositif d’accompagnement, piloté par un DPO académique.

Visio-Agents. Outil de visioconférence retenu par la DGEE au moment de la rédaction de ce guide.

Cette annexe rassemble les ajustements à anticiper quand la séance concerne — comme animateur ou comme participant — une île éloignée : les atolls des Tuamotu bien sûr, mais aussi les îles hautes des Marquises, des Australes ou des Gambier, où la connexion peut être tout aussi fragile sans qu’il s’agisse d’un atoll. La géographie polynésienne ne permet pas d’ignorer ces contraintes : elles sont structurantes pour la réussite de la formation.

Connectivité — raisonner pour le moins bon

Sur la plupart de ces îles, le débit est limité et la connexion peut être intermittente. Trois principes structurent les choix.

Calibrer le format sur le maillon faible. Si une école sur quinze est en 4G fragile, on adapte le format pour qu’elle suive — pas l’inverse. Cela signifie limiter le partage d’écran lourd, préférer les supports diffusés en amont, alléger les vidéos.

Diffuser les supports avant la séance. Le mémo participant, le diaporama PDF, les fiches de travail sont envoyés au moins 48 h avant la séance. Si la connexion lâche en cours d’animation, les participants peuvent continuer à suivre sur leurs supports locaux.

Prévoir l’audio seul. L’option « caméra coupée pour tout le monde » est explicitement autorisée et même recommandée sur les séances impliquant plusieurs îles éloignées. On annonce la règle en début de séance, on en explique la raison technique, on en fait une norme du groupe, pas une exception culpabilisante.

Décalage horaire — composer avec la DGEE et la métropole

L’écart de 12 à 13 heures avec la métropole rend impraticable un format synchrone partagé. Trois schémas s’appliquent.

Formation Polynésie — Polynésie. L’horaire suit la journée scolaire locale. Attention au décalage interne entre Papeete (référence DGEE) et les Marquises (+ 30 minutes), à signaler en début de mail.

Formation Polynésie — métropole synchrone. Rare. Quand c’est nécessaire, on cale la séance sur la fin de matinée polynésienne / début de soirée métropolitaine, ou inversement. Toujours préciser explicitement l’horaire dans les deux fuseaux dans l’invitation.

Formation asynchrone partagée. Souvent la meilleure option pour les co‑constructions inter‑académiques. La séance synchrone reste locale, les productions sont déposées sur un espace partagé pour consultation en différé.

Co‑modal — quand une partie du groupe est en présence

Le co‑modal — une partie du groupe ensemble dans une salle, l’autre partie en distanciel — est fréquent en Polynésie pour ne pas perdre les enseignants des îles éloignées. Il est aussi le format le plus exigeant à animer.

Difficulté typique Geste préventif
Les participants en salle dominent la parole, ceux en visio sont oubliés Désigner un binôme animateur dédié au suivi des participants distants
Le son de la salle passe mal côté distants (micros saturés ou éloignés) Tester en amont avec un casque dédié pour l’animateur et un micro de table ou cravate pour la salle
Le tableau, le paperboard, les écrits muraux ne sont pas visibles côté distants Doubler tout écrit en numérique (slide projetée, document partagé)
Les temps d’échange en sous‑groupes excluent les distants Constituer un sous‑groupe « tout distant » via salle séparée, plutôt que rattacher les distants à un sous‑groupe en présence

Logistique humaine — anticiper le pratique

L’organisation locale d’une visio depuis une île éloignée fait souvent reposer la séance sur la disponibilité d’un seul matériel et d’une seule personne ressource (le directeur, l’ERUN, un enseignant volontaire). Quelques anticipations évitent les déconvenues.

Identifier le poste et la personne ressource locale au moins une semaine avant. Vérifier que le poste a une caméra et un micro fonctionnels, qu’il a accès au réseau école, et que la personne ressource sera bien disponible pendant la séance pour résoudre un éventuel souci local.

Prévoir un canal de secours. Un numéro de portable connu de l’animateur principal permet de rebasculer sur un appel téléphonique si la visio devient inutilisable.

Accepter les changements de dernière minute. Une coupure de courant, une panne d’antenne, une déprogrammation pour cause de fête de quartier ne sont pas exceptionnelles. La règle est de toujours pouvoir reporter sans drame, et de prévoir un canal pour transmettre les ressources même si le rendez‑vous synchrone n’a pas pu tenir.

Reo tahiti et contexte culturel. Quand le public est majoritairement issu d’une commune ou d’une île particulière, un mot d’accueil en reo tahiti ou en pa’umotu, une référence à un événement local récent, un exemple ancré dans la géographie scolaire de la circonscription marquent l’écoute du formateur et changent le climat de la séance. Ce n’est pas du folklore, c’est de la considération.

Les gestes techniques de Visio-Agents — connexion et réglage audio, diffusion d’un support, sous‑salles, chat, micro, caméra, sondages, dépannage — font l’objet d’un document dédié du kit : le Pas-à-pas Visio-Agents. Des fiches « je clique là, je fais ça », chacune avec son rattrapage « si je me suis planté », appuyées sur les tutoriels vidéo officiels du ministère (une à trois minutes par fonctionnalité).

→ Ouvrir le pas-à-pas : https://tuic.education.pf/wp-content/uploads/kit-formation-en-distanciel/PasAPas_VisioAgents.html

On y accède aussi depuis la page d’accueil du kit (https://tuic.education.pf/kit-formation-en-distanciel/). Pour suivre les évolutions de l’interface au fil des versions, la référence est la documentation officielle « Mon Aide Numérique » : https://monaidenumerique.education.gouv.fr/outils/visio-agents/accueil/.

Deux réflexes restent à garder en tête en séance, indépendamment de l’outil. Préférer le chargement du diaporama en PDF au partage d’écran continu — le document converti est envoyé une seule fois aux participants, quand le partage d’écran diffuse un flux vidéo permanent : vers une île mal connectée, c’est la différence entre une séance fluide et une séance hachée. Ne jamais bloquer la séance sur un outil : si une fonctionnalité manque le jour J, on se replie sur le chat, le binôme et le canal téléphonique de secours — l’objectif pédagogique prime sur la technique.

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Kit « Guide formation distanciel » — Volet formateur · Juin 2026 ERUN PF — PAPN · DGEE, Polynésie française.

Consolide la fiche technique animateur, la fiche de cadrage visio et le mémo participant du réseau ERUN, enrichis d’apports de scénarisation (kit DANE/Sorbonne) et des règles RGPD et de cybersécurité de la DGEE.